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L’histoire nous enseigne que l’architecture n’est pas neutre mais révélatrice de la politique éducative que l’on souhaite mener, des fonctions politiques, sociales et pédagogiques assignées à l’école, du citoyen que l’on entend former. Car, au-delà de l’urbanisme et de l’architecture, c’est bien l’élève et sa réussite qui doit être au centre des préoccupations des décideurs et des éducateurs. L’architecture doit permettre l’épanouissement de pédagogies coopératives, actives, différenciées, propres à former des citoyens autonomes, responsables, conscients des enjeux environnementaux et préparés aux défis sociétaux.
Or, puisqu’il est impossible de raser toutes les écoles Jules Ferry, ou tous ces collèges et lycées standardisés datant des grandes vagues de construction des années 60-70, que faire ? Ce dossier montre que l’architecture scolaire n’est pas un frein quand la volonté des enseignants est forte de mettre en place des pédagogies innovantes. Même face à un cadre imposé, l’équipe éducative dispose de marges de manoeuvre permettant de dépasser les obstacles et d’organiser des espaces d’apprentissage propices à la coopération et à la réussite de tous les élèves.
Marie-France Rachédi
Rédactrice en chef de la revue A&E
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